Chico en Interview : Son parcours, le Nouvel Album Color’s 80 vol.2, Son livre…

chicoC’est Chez Sony Music Paris que nous avons eu la chance de rencontrer Chico. Idole pour certains et parrain de la musique Gypsies pour d’autres, Chico nous a reçu en toute décontraction pour une interview en toute simplicité. L’artiste aux 20 millions d’albums vendus nous évoque son passé, ses actualités avec le nouvel album Color’s 80 vol.2 et la sortie de son livre « Chico, mes plus belles rencontres », ses plus beaux moments de carrière… Une interview à découvrir avec musique-du-moment.fr

 

Bonjour Chico, merci de nous recevoir, nous sommes ravis.
Merci à vous d’être là!
 

Chico, comment avez vous commencé la musique ?

Chico : De façon « amical ». J’étais ami avec les enfants Reyes (ndlr : enfants de Jose Reyes, chanteur de Manitas de Plata), nous vivions dans le même quartier, on allait à l’école ensemble et ils avaient toujours leur guitare, ils étaient bercés dans cette musique et je suis rentré dans cet univers. Un jour ils m’ont invité chez eux et j’ai compris que leur monde c’était la musique, et je me suis senti bien, tellement bien que j’y suis resté. Je me suis mis à jouer avec eux et de fil en aiguille ce destin particulier s’est mis en marche sans savoir qu’un jour on serait là en train d’en parler.

 

C’est donc la famille Reyes qui vous a guidé ?

Complètement. J’ai rencontré le groupe Manitas de Plata grâce à eux, des liens se sont tissés. Ils m’ont invité à partager la scène du théâtre des Champs Elysée avec eux pour leurs 10 ans de carrière. C’était ma première scène, à Paris, il y a plus de 40 ans, c’était incroyable.

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Bientôt les 50 ans de carrière ? 

J’espère ! C’est une aventure musicale et humaine extraordinaire. C’est comme un cadeau qu’on m’a fait : on m’a dit « Tiens, c’est pour toi » je l’ai pris, et c’était tellement beau que j’ai voulu le partager et c’est ce que je fais depuis des années.

 

chico-gypsies-color-80-vol-2Après un premier album « Color 80’s » vous décidez de revenir avec un deuxième volume, pourquoi ce choix ?

C’est naturel pour nous car c’est une décennie qui nous a portés bonheur : Djobi Djoba est sorti en 85, Bamboleo en 87 (ndlr : Avec le groupe Gypsy Kings), c’est l’époque de la reconnaissance par le public. Puis c’était aussi une époque riche musicalement avec des chanteurs et chanteuses qui ont marqué le public jusqu’à aujourd’hui encore.

 

Comment s’est-fait le choix des chansons que nous retrouvons sur ce deuxième volume ?

Nous étions entourés de ces artistes dans le top 50, nous partagions les charts à l’époque.  Nous avons essayé de coller à notre histoire.

J’étais très amis avec Gerard Blanc, on a fait l’Olympia ensemble, je ne pouvais pas faire un album années 80 sans lui.

 

Vous n’êtes pas moins de 9 membres dans le groupe, comment choisissez-vous qui va chanter quoi ?

Nous essayons de faire en fonction de la personnalité de l’artiste, sa façon d’interpréter, sa voix, son ressenti; Comment il va « digérer » la chanson pour la redonner ensuite.

Ce n’est pas évident, mais quand on joue entre nous c’est celui qui est le plus à l’aise avec la chanson qui fini par la chanter. Ça se fait naturellement.

 

Avez-vous une chanson qui vous touche plus que les autres ? 

C’est compliqué, quand on fait un album on les aime toute. Celle qui me touche un peu différemment c’est Nathalie, de Julio Iglesias car c’est Canut Reyes qui la chante. Il faisait parti des Gypsy Kings et il nous a rejoint il y a 3 mois. Il apporte quelque chose de différent, on retrouve ses racines du début.

 

Que nous réservez-vous pour la suite ? Un volume 3 ? Un album original ?

On va travailler sur un album original. Nous n’avons pas de plan de carrière, on se fait plaisir et on avance. On ne se donne pas d’objectif en fonction du marché ou de la maison de disque. On essaye d’avoir des projets qui nous tiennent à coeur, qui nous font plaisir et les maisons de disques nous font confiance.

 

C’est votre simplicité qui a fidélisé le public ?

C’est la sincérité ! Si nous n’étions pas fidèle à nous mêmes nous n’aurions pas tenu. On dit qu’il y a un prix pour tout, on l’aurait payé depuis longtemps !

 

La tourné se termine, on a vu qu’il restait quelques dates à Arles. Y en a-t-il une autre de prévue ?

On joue une fois par mois à Arles, c’est chez moi ! J’y ai fondé le « Patio de Camargue », c’est toujours complet sans mettre d’affiches. On a donné cette habitude au public de venir nous voir, on accueille jusqu’à 1000 personnes en été.

Sinon, nous avons des dates un peu partout, on va partir au Japon. On ne suit pas un itinéraire précis: pendant la tournée en France on est partis jouer à Los Angeles, en Allemagne à Monaco et on est revenus. Ça nous va très bien comme ça, on a le temps de vivre et toujours le plaisir de repartir.

Retrouvez les dates des représentations sur le site officiel de Chico : http://chico.fr/chicowp/

 

Quelque chose à rajouter à propos de l’album ?

On a pris du plaisir à le faire et on est ravis de le partager. Nous ne pensions pas que le premier volet aurait un tel accueil. On fait ce qu’on aime et à l’arrivée les gens adorent.

Je pense qu’on a réveillé cette nostalgie chez les gens, les années 80 c’était une belle décennie avec une inconscience qu’il n’y a plus aujourd’hui.

 

Votre livre « Chico, mes plus belles rencontres » vient d’être publié. Comment vous est venue cette idée ?

J’avais envie de partager. 40 de rencontres je pouvais pas le garder pour moi ! On me demandait souvent ce qui m’avait marqué alors je me suis dit que j’allais tout mettre sur la table.

En travaillant sur le livre, j’ai un peu redécouvert le parcours qu’on a eu et c’est extraordinaire.

Y a-t-il une rencontre qui vous a plus marqué que les autres ?

Il y en a eu beaucoup… Avec Canut Reyes on a eu la chance de jouer pour Charlie Chaplin en Suisse dans les années 70 et lui qui a fait rire le monde entier, quand il nous a écouté il s’est mis à pleurer. C’est une des rencontres qui m’a le plus touché et qui m’a donné beaucoup d’espoir quant à notre musique.

 Pouvez-vous nous parler de votre engagement avec l’UNESCO ?PerezArafat

Ça fait plus de 20 que je suis ambassadeur pour la paix. En 1994, j’ai eu la chance de jouer pour le premier anniversaire de la paix entre Shimon Peres et Yasser Arafat. On en a gardé une photo ou je sers la main aux deux, qui est devenue une belle image de pardon.

Suite à cette rencontre et à mon histoire personnelle, l’UNESCO m’a nommé envoyé spécial pour la Paix et j’avais comme parrain le Commandant Cousteau.

Depuis je continu à promouvoir la paix, la tolérance dont on a besoin, alors je prend mon baton de pèlerin en forme de guitare et je parcours le monde.

 

Si on vous dit de Kendji Girac, ça vous dit quelque chose ?

Je suis ravi qu’il ait percé ! Avant, tout le monde me demandait ce qu’il se passait du côté de la musique gypsy en dehors de nous, je leur disais qu’il y avait un vivier de talent incroyable je suis ravi, sans être étonné, qu’il connaisse ce succès : Il est très talentueux.

On lui a un peu porté bonheur, il a repris plusieurs de nos titres pendant The Voice.

Il y a beaucoup de musiciens dans l’ombre et Kendji est l’exemple que de temps en temps quelques uns en sortent.

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Peut-on envisager une collaboration ?

On verra ce que l’avenir nous réserve ! On a déjà eu l’occasion de jouer ensemble chez Patrick Sebastien. J’étais ravi, en montant sur scène il nous disait qu’il n’avait jamais imaginé jouer avec nous un jour, il est fan de notre musique.

 

Merci pour vos réponses Chico ! Nous allons passer aux questions décalées. Nous allons vous donnez de début de phrases que vous devez compléter. 

 

La musique pour moi c’est  C’est l’amour, c’est la vie

Dans 10 ans  J’espère que je serai toujours là !

Ma plus belle rencontre J’ai été gâté ! Charles Aznavour, Billy Paul,Florent Pagny… C’est une récompense du travail accompli.

Un artiste avec lequel j’aimerai collaborer Tina Turner ! si vous pouvez faire passer le message…

Le dernier album que j’ai écouté  Le notre ! Je voulais voir si au bout de plusieurs fois je ressentais toujours ce même bonheur et j’en suis heureux.

Si j’étais un animal je serais Ma petite chienne ! C’est un amour, qui est gâtée d’une façon incroyable. Si on revient sur terre je veux être gâté comme ça !

 

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